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Durabilité des ouvrages en béton armé : nos structures ne sont pas éternelles 

Le béton armé, longtemps réputé éternel, a été décrit pendant tout le XXe siècle comme le matériau du futur. Solide et économique, le béton offrait un matériau presque miracle pour l’avenir du bâti. Découvrez dans cet article la vérité sur la durabilité des ouvrages en béton armé. Comment le mythe de son éternité a-t-il façonné un siècle de construction ?


Le béton armé : un matériau présenté comme miracle 

Colonne en béton armé en Grèce rongée par la corrosion

Dans l'imaginaire de l'après-guerre, le béton armé incarnait le progrès. Résistant au feu, insensible aux intempéries et malléable à l'infini : on lui prêtait des qualités qui touchaient presque à l'éternité. Le béton armé ne vieillissait pas. Il suffisait de le couler correctement pour qu'il dure. 

Cette conviction n'était pas infondée. En effet, dans un béton sain, bien formulé, bien mis en œuvre, les armatures en acier sont protégées par la chimie du matériau. Le pH très élevé du béton crée une couche passive à la surface de l'acier. C'est elle qui le tient à l'abri de la corrosion. D’un point de vue extérieur, et sans recul, il n’y avait aucune raison pour que les armatures dans le béton soient soumise à quelconque pathologie. 

L'ivresse de la reconstruction

Les Trente Glorieuses ont été une période de construction sans précédent. Il fallait loger des millions de Français. La priorité était à la reconstruction des villes dévastées, à la modernisation du réseau routier. Il fallait, en somme, équiper le pays en infrastructures. Entre 1950 et 1980, des millions de mètres carrés de béton armé ont été coulés pour construire tous types d'ouvrages. 

On construisait vite. Avec les formulations disponibles, des dosages parfois insuffisants en ciment, des enrobages trop faibles sur les armatures. Dans certains cas, des adjuvants contenant des chlorures étaient utilisés pour accélérer la prise du béton, introduisant directement dans la masse du matériau l'un des agents les plus corrosifs pour l'acier.

De plus, des données d'exposition sous-estimées apparaissaient : une hausse la pollution atmosphérique, les sels de déverglaçage sur les routes, ... Des paramètres qui n'entraient pas dans les calculs de durabilité de l'époque, justement parce que le béton armé était censé ne pas en avoir besoin. Il faudra attendre les années 2000 pour voir publié une norme recensant les classes d’exposition pour les ouvrages en béton armé. 

Un héritage qui arrive à maturité

Ouvrage attaqué par la corrosion au fil du temps.

Les ouvrages construits après-guerre ont aujourd'hui entre 40 et 75 ans. Et ils atteignent, les uns après les autres, un stade critique de leur cycle de vie. La corrosion dans le béton armé est une pathologie évolutive. D'abord, elle s'installe lentement, progresse pendant des années de manière complètement insidieuse. Puis elle se manifeste brutalement par des fissures, des éclats de béton, des coulures de rouille. 

Les stigmates visibles ne sont que la partie émergée du problème. La dégradation réelle a commencé bien avant, à l'intérieur du béton. Et c'est précisément parce que personne ne l'avait anticipée que les interventions arrivent souvent trop tard , et coûtent beaucoup plus cher que si elles avaient été déclenchées plus tôt.

Parkings souterrains, façades de copropriétés, ouvrages d'art, tribunes sportives, monuments historiques : aucun type de structure n'est épargné. Ce qui les réunit, c'est cette même histoire : un matériau qu'on a cru invincible, construit à grande échelle, et qui nous présente aujourd'hui la facture d'un vieillissement qu'on n'avait pas anticipé. 

Accroître la durabilité des ouvrages en béton armé, c'est possible à condition d'agir au bon moment. 

BlueSpine, spécialiste dans le matériel de diagnostic et de traitement de la corrosion des structures en béton armé, vous accompagne dans la reconnaissance et l’appréhension de cette pathologie. Quel que soit la nature de votre structure, un diagnostic révèlera l’avancée de la corrosion et vous orientera vers le traitement adapté. N’attendez plus pour dépister votre ouvrage. 


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