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Module de potentiel : la mesure de référence du diagnostic de corrosion
Module de base du boîtier multi-mesure BlueSpine, la mesure de potentiel est la méthode de référence pour le diagnostic de corrosion des ouvrages en béton armé. Elle permet aux bureaux d’études et diagnostiqueurs de détecter l’activité de corrosion, y compris dans les zones d’apparence saine. Elle met en évidence les gradients de potentiel en surface générés par les piles de corrosion présentes dans le ferraillage. Ces gradients résultent de la coexistence d’aciers dépassivés, par les chlorures ou la carbonatation, et d’aciers encore passifs. La cartographie obtenue révèle l’activité de corrosion zone par zone et oriente les prélèvements de béton destinés à confirmer la pathologie. Conçu par les docteurs en corrosion de BlueSpine, ce module met à disposition sur le terrain leur méthodologie de diagnostic et leur niveau d’exigence.
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La mesure de potentiel pour détecter et localiser l'activité de corrosion
Le principe électrochimique de la mesure de potentiel
Lorsqu’une zone d’acier est dépassivée par les chlorures ou la carbonatation, elle entre en couplage galvanique avec le reste du ferraillage encore sain. Un courant s’établit alors entre cette zone anodique et les zones cathodiques qui l’entourent.
Ce phénomène crée en surface du parement un champ de potentiel non uniforme. La cartographie de potentiel mesure ces variations point par point pour localiser les zones d’activité de corrosion.

Comment réaliser et interpréter une cartographie de potentiel ?
Comment réaliser et interpréter une cartographie de potentiel ?
La mesure consiste à relever la différence de potentiel entre l’acier et une électrode de référence positionnée à la surface du béton. Les mesures sont réalisées selon un maillage régulier de 25 à 50 cm, conformément aux recommandations de la RILEM TC 154. La carte obtenue est interprétée à travers le gradient de potentiel : son amplitude est directement corrélée à l’activité de corrosion. Plus le gradient est marqué, plus l’activité de corrosion est importante. Des gradients généralement plus élevés sont observés en présence de chlorures qu’en présence de carbonatation.
Lire plus Lire moinsPourquoi analyser le gradient de potentiel plutôt que la valeur absolue ?
La valeur absolue du potentiel varie selon les conditions de mesure. La température, l’humidité du béton et la résistance de contact influencent le résultat. L’interprétation repose donc principalement sur le gradient de potentiel local, plus stable, et qui permet d’identifier directement la signature d’un spot de corrosion. Le gradient présente également un autre avantage : il peut être mesuré sans connexion à l’acier. Sur les ouvrages où le piquage des armatures n’est pas envisageable, un dispositif multi-électrode peut être utilisé. Cette configuration est adaptée aux monuments classés, aux ouvrages amiantés, aux zones ATEX et aux sites nucléaires. Le gradient est alors mesuré directement en surface, point par point, sans aucune intervention destructive.
Lire plus Lire moinsComment la mesure de potentiel oriente-t-elle le diagnostic ?
La cartographie de potentiel guide la suite du diagnostic. Elle oriente le diagnostiqueur vers les zones où réaliser les prélèvements de béton. Ceux-ci sont réalisés au droit des foyers de corrosion, où le gradient de potentiel est maximal. Ils sont également effectués dans les zones à faible gradient, considérées comme encore saines. Dans les zones actives, l’analyse confirme la nature de la pathologie (carbonatation, chlorures) et son degré de pollution, notamment en vue d’orienter le choix de la technique de protection cathodique. Dans les zones d’apparence saine, la comparaison entre la profondeur de pollution et l’enrobage des armatures évalue le temps qu’il reste avant l’initiation de la corrosion des armatures les plus exposées. Selon les résultats, la zone peut être exclue du périmètre des travaux, placée sous surveillance avec des capteurs électrochimiques, ou traitée préventivement si le niveau de pollution s’avère toutefois significatif. La cartographie du potentiel et l’analyse en laboratoire des prélèvements ciblés forment les deux éléments les plus déterminants du faisceau d’indices pour différencier les zones atteintes de celles encore intactes.
Lire plus Lire moinsTout savoir sur le diagnostic de la corrosion
SCHÉMA DE FONCTIONNEMENT
Les fonctionnalités du module de mesure de potentiel BlueSpine
Mode projet
Pilotez votre campagne zone par zone depuis le boîtier. Chaque secteur de l’ouvrage est identifié et ausculté. Les données obtenues sont centralisées dans la base de données en temps réel.
Cartographie de potentiel
Visualisez l’état de corrosion de l’armature dès l’étape de diagnostic sur site : valeurs absolues ou recalées sur une référence définie par l’opérateur et répartition statistique des valeurs mesurées sous forme d’histogramme paramétrable, par tranches régulables.
Cartographie de gradient
Identifiez les zones de corrosion active sans nécessité de connexion au ferraillage. Le gradient spatial du potentiel, calculé en chaque point, révèle ce qu’une cartographie de potentiel classique ne montre pas.
Réglette interactive
Tracez un segment entre deux points sur la carte et lisez instantanément la valeur réelle du gradient de potentiel entre ceux-ci. La validation d’une zone suspecte se fait sur ouvrage, sans retour bureau.
Livrable pré-rempli
Le logiciel intégré au boîtier génère un livrable de diagnostic pré-rempli directement depuis l’analyse de l’ouvrage. Le diagnostiqueur reprend un livrable déjà structuré et se concentre sur l’interprétation des résultats obtenus.
Un boîtier multi-mesure conçu pour s'enrichir au fil de la gamme
La mesure de potentiel est l’une des fonctionnalités du boîtier de diagnostic BlueSpine. Conçu pour être multi-mesure, il se connecte à un ensemble de sondes spécialisées et intègre une source d’injection de courant pour conduire les mesures de sollicitation actives.
Le boîtier intègre d’origine le contrôle de continuité électrique des aciers selon un montage 4 fils, exigé par la norme EN ISO 12696 comme contrôle préalable de la mise en œuvre d’une protection cathodique.
D’autres sondes viendront progressivement étendre cette gamme de mesures (résistivité du béton, vitesse de corrosion, marteau d’impact pour le diagnostic des garde-corps), toutes connectées au même boîtier et accompagnées d’une mise à jour automatique du logiciel d’analyse. Chaque sonde supplémentaire enrichit le faisceau d’indices et précise d’autant plus les contours du diagnostic de corrosion.
Caractéristiques techniques du module de potentiel BlueSpine
| Boîtier | ABS renforcé, étanche IP67, 200 × 105 × 34 mm, clip ceinture |
| Écran | Tactile 5″, lisible en plein soleil |
| Alimentation et connectique | Recharge USB-C (compatible powerbank), 4 fiches bananes étanches |
| Mesure de potentiel | Haute impédance (10 MΩ) et très haute impédance (1 GΩ), compatible bétons à haute résistivité (bétons secs, formulations modernes intégrant des laitiers de haut fourneau, etc.) |
| Cartographie de potentiel | Restitution temps réel des valeurs acquises, en absolu ou recalées sur une référence définie par l’opérateur ; répartition surfacique paramétrable par nombre de tranches ou par largeur de tranche (mV) |
| Cartographie de gradient | Calcul en chaque point du gradient spatial du potentiel (écart maximal entre la valeur du point et celles des points adjacents, normalisé par le pas d’échantillonnage), tracé d’une cartographie dédiée, indépendante de la référence retenue ; tracé manuel avec une réglette interactive permettant de lire la valeur du gradient le long d’un segment choisi |
| Mode multi-électrode | Cartographie de gradient sans connexion aux armatures, pour les ouvrages amiantés, classés ou en zone contrôlée |
| Contrôle de continuité | Montage 4 fils conforme à la norme EN ISO 12696 |
| Logiciel d’analyse | Mode projet pilotant la campagne zone par zone, centralisation des relevés, génération d’un livrable de diagnostic pré-rempli |
| Conception et fabrication | France |
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Les avantages du module de mesure de potentiel BlueSpine
Le module de mesure de potentiel BlueSpine est conçu pour sécuriser vos campagnes de cartographie en réduisant les incertitudes, en accélérant les prélèvements et en simplifiant l’analyse terrain.
Précision et fiabilité
La mesure de potentiel est une mesure indirecte de l’activité de corrosion. Elle est soumise à de nombreuses fluctuations selon les conditions de mesure. Deux opérateurs utilisant le même appareil et le même protocole peuvent obtenir des résultats différents sur un même point. Pour garantir des mesures fiables et reproductibles, BlueSpine a intégré un critère de stabilité fondé sur deux contrôles automatiques : • une mesure en haute (10 MΩ) et très haute (1 GΩ) impédance d’entrée pour détecter une résistance de contact parasite ; • une analyse de la dérive temporelle du potentiel. Lorsque ces deux indicateurs convergent, la mesure est validée. Dans le cas contraire, l’opérateur est invité à rétablir un bon contact électrolytique (humidification du parement, éponge ou gel électrolytique) avant de recommencer la mesure. Chaque point de la cartographie repose ainsi sur une donnée fiable, quel que soit l’opérateur. Cette même exigence s’applique au contrôle de continuité électrique des aciers. Réalisée au multimètre sous faible courant, la méthode conventionnelle ne permet pas de distinguer une continuité métallique réelle d’un faux positif lié à la conductivité du béton humide ou à un couplage capacitif entre armatures voisines. Grâce à une injection de courant conforme à l’EN ISO 12696, le boîtier BlueSpine élimine cette ambiguïté et vérifie avec certitude la continuité du ferraillage, une donnée essentielle au dimensionnement d’une protection cathodique.
Lire plus Lire moinsProductivité sur le chantier
La productivité d’une campagne de cartographie se joue sur deux fronts : le temps d’acquisition sur le chantier et le temps d’analyse et de rédaction une fois de retour au bureau. La pratique la plus répandue dans la profession mobilise aujourd’hui un multimètre, un relevé des valeurs à la main voire à l’oral, puis une reconstruction de la cartographie au bureau : un cycle long, exposé aux erreurs de retranscription. Le module de mesure de potentiel du boîtier de diagnostic BlueSpine répond aux deux phases principales de la campagne. 1. Sur ouvrage, les mesures sont acquises automatiquement. Un premier niveau d’analyse en temps réel oriente l’opérateur sur l’emplacement des échantillons à prélever et sécurise les décisions d’intervention à prendre sur place. 2. Au bureau, le logiciel d’analyse reprend les données acquises pour aller plus loin (recalage selon l’électrode de référence, ajustement des seuils colorimétriques, croisement avec les résultats obtenus sur les prélèvements effectués) et restitue un rapport déjà digéré, prêt à être finalisé.
Lire plus Lire moinsErgonomie terrain
Embarqué dans le boîtier de diagnostic, le module de mesure du potentiel de l’acier hérite de son ergonomie : étanche IP67, résistant aux chocs et aux variations de températures, rechargeable sur powerbank en cours de campagne. Le boîtier se manipule d’une seule main, se porte à la ceinture et dispose d’un écran tactile lisible en plein soleil pour consulter la cartographie directement sur le terrain.
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L'expertise BlueSpine au creux de la main
La Q-Box s’intègre dans un écosystème complet.
Le boîtier multi-mesure ne se limite pas à acquérir des données. Toutes les mesures réalisées (potentiels, gradients et, à terme, vitesse de corrosion, résistivité…) sont croisées dans le logiciel d’analyse BlueSpine avec les données de reconnaissance structurelle (enrobage mesuré par radar ou pacomètre) et les profondeurs de pollution (chlorures, carbonatation).
Le logiciel s’appuie sur la littérature scientifique, les recommandations techniques en vigueur et les diagnostics réalisés par BlueSpine sur plusieurs dizaines d’ouvrages. Il identifie les corrélations entre ces différents jeux de données pour produire un diagnostic exploitable : typologie de corrosion, localisation des foyers actifs et estimation de la durée de vie résiduelle.
À mesure que la base de données s’enrichit, ces corrélations gagnent en précision. Le logiciel capitalise ainsi l’expérience acquise sur chaque ouvrage diagnostiqué.
Tableau comparatif
Comparez les fonctionnalités de l’appareillage standard avec celles du module BlueSpine pour évaluer les besoins de votre projet.
| Fonctionnalité | Appareillage standard | Module BlueSpine |
|---|---|---|
| Cartographie de gradient et évaluation du gradient local entre deux points | ✗ | ✓ |
| Cartographie de gradient sans connexion aux armatures (multi-électrode) | ✗ | ✓ |
| Mesure très haute impédance (1 GΩ) pour bétons résistifs | ✗ | ✓ |
| Contrôle de continuité 4 fils conforme à la norme EN ISO 12696 | ✗ | ✓ |
| Logiciel d’analyse et livrable de diagnostic pré-rempli | ✗ | ✓ |
| Un seul appareil remplace plusieurs instruments de mesure | ✗ | ✓ |
| Critère de stabilité automatique des mesures de potentiel | ✗ | ✓ |
Une mallette de prélèvement prête à l'emploi
L’instrumentation et les consommables d’une campagne dans un seul kit prêt à partir
La mallette de prélèvement réunit tout le matériel nécessaire aux campagnes de diagnostic. Elle comprend :
- l’électrode de référence pour les mesures de potentiel ;
- le câblage et les accessoires de caractérisation de la pollution du béton ;
- un spray de thymolphtaléine dédié aux tests de carbonatation ;
- un spray d’eau distillée pour les mesures de potentiel ;
- des flacons pour les prélèvements de poudre destinés à l’analyse du taux de chlorures en laboratoire.
L’ensemble est intégré dans une mallette L-Boxx en ABS, conçue pour résister aux conditions les plus exigeantes des chantiers.
| Composant | Description |
|---|---|
| Électrode de référence | 2 électrodes Cu/CuSO₄, à brancher sur le boîtier pour la mesure des potentiels acier |
| Câblage de campagne | Câbles bananes et pinces crocodiles |
| Kit carbonatation | Spray à la thymolphtaléine pour test de carbonatation sur fracture fraîche |
| Flacons chlorures | Flaconnage pour prélèvement et analyse en laboratoire de la teneur en chlorures (libres / totaux) |
| Coffret de transport | Mallette L-Boxx en ABS résistante aux chocs, dimensionnée pour les conditions réelles du chantier |
Demander un devis

Ils ont mis le module de potentiel à l'épreuve du terrain
[Verbatim à recueillir, bêta testeur module potentiel. Témoignage à centrer sur l’apport de la mesure de gradient et du livrable pré-rempli par rapport aux outils utilisés précédemment.]
[Nom], [Société], [Fonction] – Bêta testeur, 2026
FAQ
Vos questions, nos réponses
Pourquoi mesurer le gradient de potentiel et pas seulement le potentiel absolu ?
Le potentiel absolu dépend de l’électrode de référence utilisée et reste sensible aux conditions de mesure (humidité du parement, qualité du contact électrolytique, température). Le gradient spatial du potentiel, calculé en chaque point comme l’écart maximal entre la valeur relevée au niveau du point de mesure et celles des points adjacents, rapportée au pas d’échantillonnage, s’affranchit de cette référence. Il restitue directement les zones où la corrosion engendre des échanges de courant entre acier actif et acier passif, indépendamment des conditions d’acquisition. C’est l’indicateur le plus robuste d’identification de la présence de corrosion active, particulièrement sur les ouvrages composés de matériaux hétérogènes (revêtement, réparation traditionnelle…).
Peut-on faire une cartographie de potentiel sur un ouvrage contenant de l'amiante voire en zone contrôlée (ATEX, nucléaire) ?
Oui. La mesure conventionnelle suppose un piquage des armatures pour brancher l’électrode de référence, ce qui est exclu sur un ouvrage amianté, classé, ou en zone industrielle contrôlée. Le boîtier de diagnostic est alors compatible avec un dispositif multi-électrode. Plusieurs électrodes de référence positionnées en surface mesurent alors directement le gradient de potentiel au niveau de la surface du parement, sans nécessiter la moindre connexion à l’acier. On perd l’information absolue, mais le gradient suffit largement à délimiter les zones de corrosion active. C’est précisément ce gradient que l’analyse exploite pour qualifier l’étendue et l’activité de la pathologie.
Pourquoi mesurer en haute et en très haute impédance ?
Toute mesure de potentiel implique l’injection d’un infime courant dans le circuit de mesure par le voltmètre. La fiabilité de la mesure dépend donc du rapport entre l’impédance d’entrée de l’appareil et la résistance du circuit : c’est le principe du diviseur de tension. Plus l’impédance d’entrée est élevée par rapport à la résistance du circuit, moins la résistance de contact altère le potentiel mesuré. Le module de potentiel du boîtier embarque une impédance d’entrée très élevée, ce qui permet de s’affranchir de ces résistances de contact, même sur béton sec ou réalisé selon une formulation moderne intégrant par exemple des laitiers de haut fourneau. La mesure est ensuite répétée à deux niveaux d’impédance d’entrée distincts (10 MΩ et 1 GΩ) : si l’écart entre les deux valeurs est négligeable, on a la confirmation que la résistance de contact n’introduit pas de biais dans l’évaluation du potentiel de l’acier.
Quand le diagnostic confirme la corrosion
Le module de mesure du potentiel est l’outil idéal pour réaliser la première étape du diagnostic : qualifier la pathologie. Lorsque la campagne de mesures confirme la présence de corrosion en phase de propagation ou de dégradation, BlueSpine accompagne le bureau d’études et le maître d’ouvrage vers la solution de protection cathodique la plus adaptée. Lorsque les investigations excluent la corrosion comme cause des désordres, l’orientation des préconisations peut être tout autre. C’est aussi le rôle d’un diagnostic rigoureux : engager uniquement les travaux nécessaires, en cohérence avec les objectifs de durabilité et le budget du gestionnaire d’ouvrage.
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